


Contournée à l'Est par l'Isère et la voie ferrée, traversée à l'Ouest par la RN 92 et par l'autoroute, la Commune reste un lieu de passage et de halte.
St Hilaire s'enracine dans un passé tissé de liens avec les Communes voisines.
C'est Saint Antoine dont les abbés résidaient au Château de Balan, c'est Saint Bonnet de Chavagne dont le seigneur de l'Arthaudière avait le privilège de prélever l'impôt, c'est Saint Lattier intéressé à la gestion du bac franchissant l'Isère au port du Perier et c'est aussi La Sône qui jusqu'en 1793 prêtait son nom à la Commune appelée Saint Hilaire de La Sône.
Un décrêt de la Convention Nationale autorisa Saint Hilaire à porter le nom de Saint-Hilaire-du-Rosier « attendu que les habitants appellent l'arbre de la liberté, le rosier. »
Et depuis la fin du XIX ème siècle, Saint Hilaire est liée aux Communes du Royans et à tout le secteur du Bas Grésivaudan ; c'est un véritable essor industriel qu'elle va connaître avec la venue du train et la création de la gare de marchandises à l'usage industriels et des commerçants. C'est toujours dans ce quartier prospère que sont aujourd'hui implantées les entreprises de la Commune, même si depuis 1992, à la suite des travaux autoroutiers, au lieu-dit « Le Savey », une zone de 12 hectares a été dégagée en vue de la création d'une future zone d'activités.
Mais Saint Hilaire du Rosier c'est aussi une vaste plaine agricole aux cultures variées : céréales, tabac, noyers, cerisiers.
Une tradition rurale et une agriculture moderne qui cherche à se diversifier : le Kirsh fabriqué avec la cerise « ratafia » a acquis une notoriété qui dépasse largement les limites du Canton.
Aujourd'hui Saint Hilaire du Rosier fait partie intégrante de la Communauté de Communes du pays de Saint Marcellin et l'on souhaite que cela aura une incidence sur son développement économique futur.
Les habitants de Saint Hilaire, fortement attachés à l'héritage du passé sont désireux de conserver un équilibre harmonieux entre la tradition rurale et le développement des entreprises.
Malgré les partages, les destructions et son utilisation comme grange ou comme séchoir à tabac, il reste de Balan une tour d'escalier du XV e siècle, un corps de bâtiment dont une des salles contient d'intéressantes fresques du XVI e siècle et une entrée monumentale où l'on distingue encore les armes martelées des abbés de Saint Antoine.
Dès 1482, les Antonins vont faire devenir une annexe de l'abbaye, louée (on disait arrentée) à différents dignitaires de l'Ordre jusqu'au début du XVII e siècle.
Les abbés de Saiont Antoine, vont, de 1624 à 1687, réparer d'abord les dégâts commis par les protestants, puis transformer Balan en une maison de plaisance à leur usage.
Elle sera embellie, au XVIII e siècle.
C'est là que viendront se réfugier Jean-Marie Navarre, dernier abbé de Saint Antoine et ses frères, prêtres insermentés comme lui. Ils seront arrêtés à Balan, le 28 Avril 1793, et conduits à Grenoble, où ils seront incarcérés près de deux ans.
Balan restera, jusqu'à nos jours une propriété privée.
La maison forte du Périer, plusieurs fois remaniée au cours des siècles, ne présente actuellement que peu d'intérêt archéologique et aucun caractère architectural nettement marqué, à l'exception d'une tour carrée percée de quelques fenêtres à meneaux, et contenant un assez bel escalier de pierre, auquel on peut assigner comme date de construction la fin du XV e ou le début du XVI e siècle. Les voutes de la cuisine attestent également l'ancienneté du bâtiment qui fut sensiblement remanié aux XVIII e et XIX e siècles.
Origine et ancienneté du nom
Dans tous les actes anciens, la partie supérieure du Périer, située sur un sol pierreux, est nommée del Perer, Prerii, et la partie inférieure, alors couverte de bois, est nommée Chaussoneria (Chausonera) par rapport aux fours à chaux qui formaient, avant les défrichements, presque tous les revenus du terroir.
Dans un acte de 1164 du Cartulaire de Saint Paul les Romans, il est mentionné que Lantelme de Leives donne aux hospitaliers le champ « del Perer ».
En 1263 (d'après Probus), le mistral du Dauphin, Juvenis Latro possédait la maison du Périer et les terres de Fontaine-Froide et de Larnage. La famille Chosson du Colombier qui, jusqu'au début du XIX e siècle occupera le Périer, fait remonter à ce mistral, son origine.
Les membres de cette famille honorable, certainement originaire de Saint Lattier et de Saint Hilaire, remplirent les fonctions de notaires delphinaux et de vi-châtelains, avant de s'élever à la noblesse par des charges au Parlement.
L'ancienne église paroissiale, déjà considérée comme vétuste et trop petite en 1791, a été remplacée par une vaste construction de style néogothique, consacrée en 1872.
Des trois cloches qui existaient jadis, une seule, datant du XV è siècle, subsiste.
Les deux autres qui étaient « en surnombre, ont été enlevées le 23 Pluviose an II et transportées à Saint Marcellin pour y être fondues ».
Il y a quelques années, a été retrouvé dans le clocher, un tableau jadis signalé par Advielle comme apporté de Balan par l'Abbé Navarre au moment de la révolution.
C'est une copie ancienne d'un tableau de Véronèse qui représente la Cène, il a été replacé dans l'Eglise.
Dates : Durée des mandats | Le Maire | Les adjoints |
Octobre 1898 à Juillet 1907 = 9 ans | Anatole CLOT | Romain BOUVAREL |
Juillet 1907 à Décembre 1919 et Décembre 1919 à Mai 1925 2 mandats = 18 ans | Romain BOUVAREL | Julien HENRY |
Mai 1925 à Mai 1929 = 4 ans | René BRUN | Félix CLOT |
Mai 1929 à Mars 1932 = 3 ans Décès en cours de mandat | Julien HENRY | 1 - BRUN René 2 - RUZAND Hippolyte |
Avril 1932 à Décembre 1942 = 10 ans En un seul mandat (guerre) malade à partir de Décembre 42, CHABERT-MOULIN, adjoint la fonction de Maire | Hippolyte RUZAND | Félix CLOT élu adjoint lors de l'élection puis le 21/08/1933 sectionnement de la commune par délibération qui fixe 5 conseillers pour la Gare et 7 pour le village. Donc élections de nouveaux adjoints :1 - Marcel CHABERT-MOULIN 2 - Joseph FERROUILLAT |
Décembre 1942 à Octobre 1944 période de guerre, pas d'élections | Marcel CHABERT-MOULIN adjoint assurant la fonction de maire | Jean CAMONFOUR |
Octobre 1944 à Mai 1945 Arrêté du Préfet qui dissous le CM et « proclame » Maire Þ | Julien PASCAL | Joseph BOURNE |
Mai 1945 à Novembre 1947 | Julien PASCAL | 1 - Régis LAMBERT 2 - Laurent GUILHERMET |
Séance du 8/08/1947 Décision d'1 conseiller supplémentaire pour le village « d'autant plus que la Mairie est située au village » donc 6 Conseillers/ Gare et 7/village - Nouveaux choix d'adjoints | ||
Novembre 47 à Mai 53 | Julien PASCAL | 1 - Marcel MICHAL 2 - Laurent GUILHERMET |
Mai 1953 à Mars 1959 : dernier mandat PASCAL Þ total 14 ans et demi | Julien PASCAL | 1 - Régis LAMBERT 2 - Laurent GUILHERMET |
Mars 1959 à Septembre 1961 = 1 an et demi car démission | Georges MORIN | 1 - Laurent GUILHERMET 2 - Léon BELLE |
Septembre 1961 à Septembre 1965 | René BOUVAREL | 1 - Max PELLERIN 2 - Léon BELLE |
Septembre 1965 à Mars 1971 | René BOUVAREL | 1 - Paul BONNET 2 - René LAMBERT 3 - Paul CHALAYE |
Mars 1971 au 22/06/1978 Décès Total 3 mandats = 17 ans | René BOUVAREL | 1 - Paul CHALAYE 2 - BONTE Valère |
Interim assuré par Paul CHALAYE, adjoint jusqu'aux élections de Juillet 1978 | ||
Juillet 1978 à Mars 1983 | Paul CHALAYE | 1 - Roger FALCON 2 - Michel ESCOFFIER |
Mars 1983 à Mars 1989 Total 2 mandats = 11 ans | Paul CHALAYE | 1 - Pierre BERRUYER 2 - Jean-Noël REVOL 3 - Hélène FILLET (1 ère femme) |
Mars 1989 à Mars 1995 | Dominique BOUVAREL | 1 - Josette COTTE 2 - Jean-Noël REVOL 3 - Michel DACQUIN |
19 Avril 1994 élections municipales pour élections de 7 nouveaux conseillers suite démission. | ||
Mars 1995 à Mars 2001 | Dominique BOUVAREL | 1 - Dominique DELAFON 2 - Colette BOYER 3 - Albert HENRY 4 - Michel DACQUIN |
Mars 2001 à Mars 2008 | Dominique BOUVAREL | 1 - Dominique DELAFON (décédé le 9/11/2005) 2- Colette BOYER 3 - Henri GIRAUD 4 - Jean-Louis MARTIN |
Commune de Saint-Hilaire du Rosier
Place du Souvenir Français
38840 Saint Hilaire du Rosier
04 76 64 50 09